Visite de l’église noire a Brasov

Il s’agit d’une découverte de l’histoire de l’Église Noire de Brasov présentée par une historienne de la ville de Brasov. Puis Christine Bouilloc, directrice du musée Bargoin Clermont Auvergne Métropole, commente et explique une sélection parmi les 119 tapis orientaux (datant du XVème-XVIIIème) offerts à l’église par les maîtres artisans, commerçants et nobles de la ville.

L’Église Noire domine le centre historique de Brasov. Il s’agit de l’église évangélique de la ville. Sa structure a été en partie détruite lors de l’incendie de 1689, durant la guerre contre les ottomans. Après cet événement, la cathédrale est rebaptisée « l’Église noire”. Une grande partie de la structure interne a étémodifiée au cours du 18èmesiècle, tranchant avec le style originel.

Visite de Constanta et des rives de la mer noire

La ville de Constanta et les rives de la mer noire clôturent le voyage d’ouest en est du FITE en Roumanie et ouvrent également à d’autres destinations possibles au pourtour de la mer noire.

Folk Art Museum de Constanta

Ce musée est situé dans une grande demeure bourgeoise dans le centre historique de la ville, sur les bords de la mer noire. Le bâtiment a été construit en 1893 et a servi pendant un temps d’hôtel de ville. Il abrite depuis 1975, le musée d’art populaire de la ville. L’institution continue d’être une présence remarquable dans un monde où les traditions, les coutumes, le folklore et les vêtements roumains sont menacés par une modernisation excessive qui balaye la société. Actuellement, le musée d’art populaire abrite un patrimoine important de la région de Constanta, composé de plus de 15 000 artefacts illustrant la culture de différentes parties de la Roumanie. Les galeries du musée offrent des collections d’icônes peintes sur verre et bois, de céramiques, de costumes, de tapis, de tissus, ornements et outils utilisés par les paysans roumains.

On découvre, grâce à l’équipe du musée, une remarquable collection de tissus dont la richesse des couleurs et des motifs floraux, végétaux, zoomorphes, anthropomorphes, alterne avec des rayures et d’autres formes géométriques. Les costumes traditionnels constituent un répertoire des motifs et de points de broderie, de la Roumanie toute entière.

INFORMATION PRATIQUE :

Adresse : Folk Art Museum, Blvd.Tomis 32, Constanta 900742

PROGRAMME : Eté tous les jours de 09:00 – 20:00

PROGRAMME : Quotidien (basse saison) 09h00 – 17h00

Site web : https://www.muzeuetnocta.ro/

La Filature Romanofir

Le défilé de la FREE à la piscine

Après une grande rénovation, la piscine fête ses 80 ans, et un défilé et des rencontres sont organisés pour l’occasion et la venue du FITE. La FREE reçoit l’équipe élargie du FITE, avec Laurent Schuh et Litana Soledad. Une première partie du défilé a lieu avec des tenues de bain de style ancien, spécialement créés pour le défilé, par Unda Popp, directrice du département de la mode de l’UNARTE, Université d’Art de Bucarest. Puis la seconde partie du défilé se déroule avec des robes aquatiques réalisées par la styliste Alina Gurguta. Ces robes toutes en légèreté et en couleurs sont portées par des mannequins en partie membres de l’équipe du FITE.

Enfin, nous assistons à une soirée avec des interventions artistiques des artistes présents.

Visite de la filature

Nous découvrons et visitons les lieux avec les responsables et les membres de la Filature, dirigée par Tica Lotrean. En 1926, elle est achetée par des entrepreneurs allemands, et la société anonyme roumaine «MEZ» est fondée. Les nouveaux acheteurs modifient l’usine d’origine en une usine de fils, qui transforme les fils importés de l’étranger, en fils à coudre, par des finitions chimiques et mécaniques. Elle fonctionne ainsi jusqu’en 1935, date à laquelle elle est rachetée par une société anonyme à capital majoritairement britannique. La nouvelle société « ROMANNOFIR » SAR était à l’époque un important producteur de fils en Roumanie. Au cours des périodes suivantes, elle réussit par des processus de fusion et d’absorption, à devenir le producteur le plus important du pays. La structure actuelle est atteinte après plusieurs tentatives de privatisation et de transfert de capitaux. Au fil des années, elle se développe et se modernise régulièrement. Pour la production de toute la gamme des assortiments, deux types de procédés technologiques classiques de filage sont utilisés : le cardage et le peignage. La production de base est le fil à coudre et le fil à coudre à la main. Des fils bruts (simples, torsadés ou câblés) ou finis (mercerisés, blanchis ou teints) sont également produits pour les tissus et les tricots.

INFORMATION PRATIQUE :

Adresse : Filature Romanofir, Talmaciu, Piata Textilistilor, Nr : 17 555700 Talmaciu (à 30 minutes de Sibiu)

La vãltori

  • Visite de Lisa La vãltori

    La Vãltori est une ferme familiale traditionnelle située dans le comté de Fãgãras.

    Il s’agit d’un complexe traditionnel de traitement de la laine, le plus ancien de Roumanie, datant des années 1850. Il met en avant l’artisanat de la transformation de la laine, avec différentes installations. Tout le processus est rappelé : de la laine fraîchement coupée à sa transformation finale en tapis, habits ou accessoires. La machinerie utilisée est ancienne et complexe. Elle est alimentée par une roue à aubes et des courroies en peau de buffle. Ce système a été installé en 1918. Parfaitement entretenu, il fonctionne encore très bien. Ce savoir-faire s’est transmis de génération en génération, depuis la création du complexe. Il est possible de visiter les lieux et d’observer les étapes de la transformation de la laine. La laine est lavée pour ensuite être peignée. Elle est ensuite cardée puis filée. Le fil obtenu permet la création de différentes pièces, telles que couvertures, tapis et vêtements.

    Ce complexe traditionnel de travail de la laine dispose aussi d’une boutique. Elle est installée à proximité immédiate permettant d’apprécier une grande variété de produits finis. On peut y retrouver des textiles, des bas de laine au crochet et même du miel !

INFORMATION PRATIQUE

Adresse : La Valtori Lisa, Strada Trajan 48, Brasov 500332 (à environs 1h30 de Brasov)

 

 

Le Fil Urbain : Şcoala Gimnazială Băiţa

Le Fil Urbain : Şcoala Gimnazială Băiţa

L’école primaire de Băiţa, dirigée par Crisan Dorin, accueille le projet d’architecture nomade intitulée Le Fil Urbain. Ce projet a été élaboré au printemps 2019 à Clermont-Ferrand par les élèves de CM1 de l’école primaire Charles Perrault de la Gauthière, avec le soutien des étudiants de l’école d’architecture de Clermont-Ferrand. Cette architecture nomade et textile comporte des « fenêtres » de plexiglass sur lesquelles les enfants de Clermont-Ferrand ont dessiné les paysages de leur quartier. Les enfants de la Şcoala Gimnazială sont invités à faire de même, créant ainsi un paysage composé de vues des deux pays. Un lien nouveau est désormais tissé entre les deux écoles primaires et leurs professeurs et directeurs, Jacques Leguevel et Crisan Dorin, permettant la venue prochaine des élèves de Baita à Clermont-Ferrand.

Fête des jours de Băiţa

Fête des jours de Băiţa

Chaque année la ville de Băiţa organise une fête villageoise qui met à l’honneur les traditions locales et permet à toute la communauté de se retrouver. Costumes et danses traditionnelles sont miss en valeur lors de représentations dansées et chantées par les différentes classes d’âges du village. Un grand banquet ainsi qu’un feu d’artifice et des jeux de lumières accompagnent la fête.

Muzeul Textilelor de Băiţa

Florica Zaharia a été conservatrice du département textile du Metropolitan Museum of Art de New York avant d’ouvrir en 2017 son propre musée au cœur de Băiţa. Composé de trois lieux, le Muzeul Textilelor propose, outre un espace dédié aux expositions, un Art café et un complexe d’habitations traditionnelles des monts Apuseni.

Le musée comporte de riches collections textiles et des outils de zones géographiques diverses : Roumanie, Europe, Proche-Orient, Inde, Asie centrale, Japon, Chine, Afrique, Océanie et Amériques, ainsi qu’une bibliothèque textile.

Le premier bâtiment datant de 1857 est situé au centre de la localité. Il attend d’être restauré pour accueillir l’exposition permanente des collections textiles.

Le second, plus récent , se situe dans l’ancien magasin général de la ville. Outre des espaces administratifs et techniques, il comporte une large salle d’exposition temporaire, attenante au Art café. L’exposition Laine et eau – couvertures de feutre tissé des Balkans et de la région des Carpates y est présentée du 24 mai au 24 novembre 2019. De mars à septembre 2019 le Art café accueille Decades of Visual Memory présentant les photographies de Georghe et Anna Tripon.

Le dernier espace, plus éloigné du bourg se situe dans le village de Hartagani. Il s’agit d’une ferme traditionnelle, typique de la région de Hunedoara. Autour des bâtiments rénovés prendront place des cultures de plantes à fibres et plantes tinctoriales.

  • WORKSHOP : Atelier d’impressions xylographiques

Dans le cadre de la fête du village de Băiţa, le Muzeul Textilelor invite Mircea Lac, professeur d’art populaire de la région de Hunedoara.

Lors d’atelier organisés le 6 juillet 2019 il fait revivre la tradition de la xylographie, qui consiste à imprimer sur papier ou textile un motif préalablement gravé sur une planchette de bois ensuite encrée. Le public était invité à découvrir l’impression de motifs traditionnels de la région de Pădureni ainsi que de motifs plus contemporains.

  • Decades of Visual Memory, photographies d’Ana et Gheorghe Tripon

Du 29 mars au 15 septembre 2019, l’exposition Decades of Visual Memory présente au sein du Art café du Muzeul Textilelor de Băiţa, une sélection des photographies d’Ana et Gheorghe Tripon. Pendant plus de trente ans, entre 1958 et 1992, Ana et son mari ont capté lieux, habitants, fêtes villageoises et par la même occasion, textiles et costumes. Ainsi, leurs images montrent l’évolution sociale d’une communauté villageoise et de ses usages textiles.

  • La collection Alba par Mirela Traistaru au musée textile de Băiţa

La collection intitulée Alba ( Blanc ) s’est construite de décembre 2018 à mars 2019 dans le cadre de l’Interfite marquant le premier volet de la Saison France Roumanie, en France. Ainsi lors de plusieurs résidences à Clermont-Ferrand, Mirela Traistaru rencontre de nombreux partenaires pour penser et bâtir le projet. Les élèves du lycée professionnel Marie Laurencin de Riom et les salariés de l’atelier d’insertion « Autour du costume » (INSERFAC) de Chamalières, réalisèrent coupe et confection tandis que le FabLab de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole, ESACM réalise l’impression des motifs textiles.

La collection associe des motifs textiles traditionnels roumains et des coupes contemporaines pour que les jeunes générations s’approprient des vêtements riches d’histoires et de sens patrimoniaux. Ainsi Mirela Traistaru combine motifs de couronnes de fleurs, évocations de photographies anciennes et contemporaines, notamment de ses enfants. La collection Alba avait été exposée au musée Bargoin de Clermont-Ferrand lors de l’Interfite en mars 2019.

  • Le complexe d’Hartagani

Aujourd’hui partie intégrante du parcours du Muzeul Textilelor de Băiţa, la ferme d’Hartagani située à quelques kilomètres du bourg, a été construite au début du XXème siècle. Elle fut la propriété de Petru Tripon, charpentier du village. En 1998, en ruine, Florica et Romulus Zaharia la rachètent afin de sauver ce témoin de l’architecture vernaculaire et des pratiques agricoles locales.

La ferme se compose de plusieurs bâtiments. La maison principale datant de 1902 compte deux pièces à vivre, accueillant également un métier à tisser. Un second bâtiment accueille la cuisine et une pièce réservée à l’hivernage. Autour, prennent place des bâtiments agricoles. Près de la rivière, une maison légère en bois compte deux marteaux-pilons anciennement mis en marche par l’énergie hydraulique de la rivière toute proche. Ces puissants outils avaient pour vocation de piler les tiges séchées de chanvre en vue de les assouplir pour en faire des fibres textiles.

Université nationale d’Arts de Bucarest

L’université nationale d’arts de Bucarest (UNArte) ou Universitatea Națională de Arte est un institut d’études supérieures universitaires de Bucarest.
La faculté d’arts plastiques est structurée en cinq sections : peinture, sculpture, graphisme, photo-vidéo, pédagogie de l’art.

Espace d’Art Contemporain UNArte – Strada Băiculeşti

L’UNARTE, Université d’Art contemporain de Bucarest et le département textile, organisent la venue de l’installation artistique « Corail / Artefact » de Jérémy Gobé – « La dentelle au service de la barrière de corail”.

L’agence HS_Projets fait appel à Jeremy Gobé en 2018, pour une résidence artistique en entreprise, soutenue par la DRAC Auvergne Rhône Alpes et la métropole clermontoise. L’artiste est invité par l’agence à la SCOP Fontanille, qui produit de la dentelle mécanique, au Puy en Velay, en France. Jérémy Gobé découvre le point traditionnel du Puy en Velay, le “point d’esprit”. Il observe la similitude existant entre le « point d’esprit » et un des 5 motifs récurrents du corail. Echangeant avec la scientifique océanologue, spécialiste des coraux, Isabelle Domart-Coulon, l’artiste propose de tester l’efficacité de la dentelle comme support de développement des coraux. Et « miracle » cela fonctionne, ainsi Corail / Artefact devient un projet qui pense la régénération de la barrière de corail.

L’exposition se déroule du 12 juillet au 29 aout 2019 et l’installation artistique est donnée par l’artiste à l’Université.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

National University of Arts Bucharest, Textile Art and Design Department
Calea Grivitei no. 28 sector 1
Bucharest

NOD de Bucarest

En 2015, un groupe de créatifs multidisciplinaires s’est retrouvé pour transformer l’espace industriel abandonné de l’ancienne fabrique de coton de Bucarest en espace de co-working. L’espace industriel a de nouveau été rempli de vie et est devenu un point névralgique pour les industries créatives de Bucarest, regroupant la bibliothèque des matières et textiles mais aussi plus de 40 start-ups.

Des élèves de l’école d’Art et Design de Saint Etienne, ESADSE, en 3ème année ont pensé avec l’équipe du lieu, une installation intitulée “A contre emploi” au sein de l’espace d’exposition. On retrouve donc une sculpture de Nathanael Picard et des lanternes réalisées à base de cire d’abeille d’Eliette Rampon.

Au sein de ce même espace, une sélection de créations textiles « Marché wax » des élèves de l’École Supérieure d’Art Appliqués La martinière Diderot de Lyon est mise en place par l’équipe du lieu.

Palais de Brancovan à Bucarest

Le palais de Brancovan, non loin de Bucarest (45 min en voiture), exposera plusieurs installations du FITE et ses collaborateurs, dans un lieu chargé d’histoire.

Le palais a été en possession de la famille Brancovan pendant 120 ans environ, pour devenir ensuite propriété de la famille Bibescu jusqu’à sa confiscation par le régime communiste de Roumanie. Il appartient aujourd’hui à l’état roumain et il est classé monument historique.

  • INSTALLATION VIDÉO Collecte de gestes en exil

Projection filmée des gestes offerts par des personnes en demande d’asile, soulignant l’humanité à partager de chacun, malgré les situations, par la compagnie Anou Skan, Sophie Tabakov, Laurent Soubise, et Didier Dematons pour la réalisation vidéo

  • INSTALLATION Costume sculpture 

L’Installation « Déviations…travaillées au corps », création de costumes en lien avec le corps, interne, externe, déconstruisant les standards, détournant les regards et les trajectoires de vie contrariées, par les étudiants de l’ENSATT (École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) en Conception Costume, deuxièmes et troisièmes années, en partenariat avec HTH/Bucol.

  • INSTALLATION « Feutre d’herbe et de laine »

« Feutre d’herbe et de laine », de Dorina Horatu, Directrice du Département textile de l’Université nationale des Arts de Bucarest.

  • RESULTAT WORKSHOP de Viviana Basan

Viviana Basan est étudiante à l’UNArte de Bucarest, après un séjour en France elle a participée à un workshop auprès d‘Elisabeth Berthon, artiste feutrière à Lyon.

 

En début de soirée, lors de l’ouverture officielle des installations, Mirela Traistaru, artiste, peintre, qui vit et travaille à Bucarest, propose une performance de “Body painting” sur la terrasse du palais et la Compagnie Anou Skan réalise une performance de danse de tournoiement, ouverte à tous.

INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse :
Strada Valea Parcului nr. 1
Mogoșoaia

Les installations se déroulent du 13 juillet au 27 août 2019.